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Remembrement

Remembrement

Un article de Encyclo-ecolo.com.

Haie Bocagère


Sommaire

Remembrement

Le remembrement fait référence à un aménagement foncier consistant à regrouper un ensemble de petites parcelles en un terrain de plus grande taille, dans le but d’accroître la rentabilité des cultures.

Depuis le Moyen-Âge, les haies bocagères Haie bocagère servaient comme enclos et de bois de chauffage. Mais c'est au début du XX ème que leur extension est importante. Ensuite la mécanisation et la modernisation de l’agriculture amènent à la restructuration du système bocager en détruisant les haies pour augmenter la surface des terrains.


Aux origines du remembrement : la Politique Agricole Commune (PAC)

En 1962, l’Europe met en place la Politique Agricole Commune afin de garantir l’autosuffisance alimentaire à l’échelle du continent européen. Une politique d'aménagement du territoire est alors engagée : le « remembrement », qui consiste à rassembler les parcelles des agriculteurs qui étaient jusque là dispersées en petites surfaces, pour créer des champs de grandes surfaces où les engins mécaniques peuvent circuler sans contrainte. Les arbres et haies sont, dans cette optique, arrachés, tandis que le principe de spécialisation des agriculteurs apparait.


Le remembrement permit une autosuffisance alimentaire rapide mais chère payée


Si l’objectif de l’autosuffisance est atteint et même largement dépassé, ce qui nécessite bientôt d’imposer des quotas et de geler des terres, l’empreinte écologique et carbone de ce nouveau modèle agricole est quand à lui très mauvais. En effet, la biodiversité présente jusque là dans les champs disparait progressivement, du fait dune part des insecticides qui tuent, certes les ravageurs, mais également l’ensemble des insectes, mais également du fait de l’absence de refuges autour des champs pour les animaux.

Les céréales sont ainsi plantées au milieu d’un grand désert en termes de biodiversité, et elles dépendent donc fortement des produits phytosanitaires injectés dans le sol pour pallier à la moindre fertilité des sols. Si les rendements ont augmenté au début de cette révolution « verte », aujourd’hui, les sols agricoles ne peuvent absorber les produits phytosanitaires ajoutés en quantités toujours croissantes sans s’appauvrir au point de voir les rendements diminuer. Les ravageurs, quant à eux, développent des résistances croissantes aux insecticides. Ceci aboutit à une stagnation des rendements avec des sols où la valeur nutritive intrinsèque est grandement affaiblie.


L’absence de haie nuit à l’autorégulation des cultures


Si les céréales sont plantées par l'homme, elles font partie de la biodiversité et ont besoin pour grandir d’un ensemble de facteurs. Les écosystèmes dans leur totalité ont cette capacité de fournir les nutriments nécessaires et de réguler les maladies et ravageurs que représentent certains insectes ou champignons. En effet, la chaîne alimentaire qui se met en place dans un écosystème aboutit à ce que les ravageurs des uns sont la nourriture des autres.

Cependant, l’absence de haies et d’arbres dans les paysages agricoles ne permet pas aux prédateurs d’être présents pour réguler de façon naturelle les prétendus « nuisibles ». Un cercle vicieux se met alors progressivement en place, car, sans régulation naturelle, la quantité d’insecticide doit être augmentée, tuant encore un peu plus l’ensemble du vivant présent sur les parcelles agricoles, réduisant ainsi toujours plus la possibilité d’une régulation naturelle des ravageurs.

Parallèlement, les coûts de production augmentent, réduisant en corolaire les revenus des agriculteurs. La France est le premier utilisateur de produits phytosanitaires et n’arrive pas, malgré des mesures prises, à réduire la quantité utilisée.


Des haies et des arbres, au service d’un meilleur rendement et de revenus accrus


Face à ce constat, l’idée fait progressivement son chemin que les avantages des haies ou des arbres de plein champ compensent largement la gêne qu’ils peuvent occasionner pour les engins agricoles. En effet, leur présence permet de restaurer tout un écosystème et les plantes céréalières peuvent alors compter sur des insectes, oiseaux et mammifères dont les aliments sont leurs ravageurs. Tandis que les racines des arbres permettent à l’eau de s´infiltrer dans le sol apportant une source d’eau continue. Les feuilles, quant à elles, une fois tombées au sol, se décomposent progressivement pour former de l’humus.

Les haies et les arbres sont aussi une source de revenus supplémentaires par le bois et la biomasse qu’ils produisent, ou par les fruits qu’ils apportent. L’élagage régulier qu’ils nécessitent fournit cette matière première. Ainsi, à un moment où il nous est nécessaire de trouver des sources d’énergies renouvelables, cette capacité de prélever sur un écosystème une partie de ses ressources sans pour autant le mettre en péril est une occasion à ne pas manquer.


Nos choix énergétiques sont déterminants pour favoriser le maintien de la haie et des arbres de plein champ


Dans cette volonté de redonner une valeur économique à la haie et aux arbres de plein champ, nos choix énergétiques sont des vecteurs importants de changement. En effet, privilégier le bois énergie et méthanisation est nécessaire pour arriver à un seuil critique qui favorise l’émergence d’une filière bois et biomasse où la haie et les arbres de plein champ trouveront toutes leur place économique et seront un atout majeur pour produire localement les ressources énergétiques nécessaires.


Quel est le lien entre la haie bocagère et le jardin bio ?


La haie bocagère constitue un nid douillet pour la faune dû à sa grande variété de plantes locales et contribue à l’équilibre de la biodiversité (nid d'oiseaux, nourriture pour insectes, oiseaux et petits mammifères). Ces espèces animales viendront à bout des indésirables donc l'usage de produits chimiques (mauvaises herbes ou parasites) seront inutiles.


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