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Habitat collaboratif

Habitat collaboratif

Un article de Encyclo-ecolo.com.

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L'habitat collaboratif

- Les expériences de habitat ou d'habitat collaboratif (ou habitat participatif) montrent que le cadre de vie et le logement peuvent faire l'objet d'une consommation collaborative.


Le cohabitat consiste pour les cohabitants à participer à la conception et à la réalisation de A à Z d’un ensemble d’habitations suivant une charte établie par leurs soins, évoquant les valeurs qu’ils partagent.

Le cohabitat vise ainsi à favoriser les échanges humains grâce au partage de valeurs et d’espaces de vie tout en concrétisant son projet immobilier personnel au sein d’un projet collectif. envolée des prix de l'immobilier, les préoccupations environnementales et le désir de retrouver du lien social expliquent ce regain d'intérêt. "Aucun d'entre nous n'aurait les moyens d'habiter dans une maison en ville avec un jardin. Ce rêve devient possible en se regroupant", témoigne Carole Contant, présidente de l'association Parasol, qui soutient le projet rennais "Les Graines urbaines".

"La conscience écologique est aussi un moteur. Grâce à des achats groupés et à l'autopromotion, la construction à plusieurs permet de faire des économies d'échelle et rend plus accessible le bâti à haute performance énergétique. L'empreinte écologique peut aussi être réduite en mettant en place un système de covoiturage.

Mais la motivation principale reste l'envie de partager un habitat et des valeurs communes, tout en gardant une intimité. "C'est le retour d'une certaine convivialité, l'esprit d'un village sans les commérages", analyse Carole Contant. La revendication d'un chez-soi est d'ailleurs une des différences avec les expériences communautaires à la mode soixante-huitarde, où la sphère privée était souvent phagocytée par la collectivité.

Ces programmes de construction ne sont pourtant pas faciles à mettre en oeuvre et ne conviennent pas à tout le monde. "Il ne faut pas avoir besoin de se loger rapidement, explique Olivier Cencetti, coordinateur de L'Echo-habitants, une association nantaise. Entre les premières discussions autour du projet et l'emménagement, il faut au minimum de quatre à cinq ans."

Il manque aussi un cadre législatif adapté. "Depuis la loi Chalandon de 1971, le statut de coopérative d'habitants n'est plus reconnu, déplore Bertille Darragon, coordinatrice d'Habicoop, une association militante lyonnaise. Les outils juridiques actuels ne répondent pas à la demande. On est obligés de faire des montages complexes pour respecter au mieux les principes coopératifs de propriété collective, de lutte contre la spéculation et de démocratie."

Dans ce contexte, une expertise extérieure est souvent nécessaire. Perçue comme un gage de sérieux, elle permet aussi de démarcher plus facilement élus et bailleurs sociaux, de plus en plus intéressés. "Nous sommes impliqués dans une dizaine de programmes d'habitat groupé", détaille Vincent Lourier, directeur de la Fédération nationale des sociétés coopératives d'HLM, qui compte 165 membres. Issus de la "famille" coopérative, ces bailleurs, dont la mission principale est d'assurer l'accession à la propriété de familles modestes, sont naturellement plus enclins à accompagner des projets d'habitat groupé. Mais à Lyon, Grenoble ou Besançon, des offices publics et des sociétés anonymes HLM appuient aussi ces initiatives.

Quant aux élus, ils ont bien compris l'intérêt de la démarche. "L'habitat groupé limite l'étalement urbain. Il permet aussi d'avoir des îlots d'habitants responsables, impliqués dans la vie sociale du quartier, et qui vont contribuer à son animation", poursuit M. Lourier. Strasbourg ou Rennes ont d'ores et déjà réservé des logements pour des projets d'habitat groupé dans leurs éco-quartiers en construction. Une tendance qui pourrait donner un sérieux coup de pouce aux promoteurs de ce type d'habitat. " Catherine Rollot


Les projets d'habitat groupé se multiplient aujourd'hui à l'initiative de groupes d'habitants (éco-hameaux, immeubles coopératifs) ou de municipalités (écoquartiers).

La Petite Maison, un des premiers habitats groupés autogérés de France, construit à la fin des années 1980 près du stade de la Route de Lorient, à Rennes.

Le modèle coopératif existe également aux Etats-Unis. Le cohabitat collaboratif est très développé dans le domaine du logement étudiant, il est assez marginal dans le cohousing, qui est un modèle de copropriété.

Le cohousing est une forme d’habitat groupé en copropriété qui ambitionne de récréer un esprit villageois dans les relations de voisinage. Une volonté forte de rupture avec les conditions de vie moderne, qui fait le choix de faire avec le marché immobilier. Le cohousing est adapté du modèle Danois et importé aux Etats-Unis dans les années 80 par deux architectes,



Le terme d’autopromotion est un néologisme créé pour désigner des projets de construction immobilière où les futurs habitants (futurs propriétaires résidents ou locataires, également appelés “maîtres d’usage”) jouent le rôle traditionnellement dévolu au maître d’ouvrage (à qui est destiné l’ouvrage, que ce soit à fins d’habitation, de location ou de vente et qui pilote toutes les étapes de la conception à la réalisation) et/ou au promoteur immobilier (qui construit pour autrui, soit en qualité de maître d’ouvrage soit sur mandat d’un maître d’ouvrage).


Comment fonctionne l'habitat collaboratif ?

  • Le site http://cohabitat.fr est dédié au cohabitat et est la source de plusieurs des infos suivantes :

La constitution du groupe de cohabitat et la formulation du projet Qui dit projet d'habitat groupé dit groupe de futurs habitants. Logiquement un projet commence par la rencontre de personnes qui partagent un besoin ou une envie de se loger et vivre selon les principes de l'habitat groupé. Il peut s'agir d'un groupe d'amis ou connaissances, comme d'un groupe de personnes ne se connaissant pas. Alors, comment se forme un groupe? Comment parvient-il à formuler un projet collectif? Comment décide t'on de qui fait partie ou non du groupe?

L'élaboration du pré-programme architectural Dans cette étape et à partir des besoins, aspirations et moyens des uns et des autres, il va s'agir de définir la forme que prendra le projet : immeuble, maisons, ville, campagne, nombre et surface des logements individuels, nature, fonction et surface des espaces partagés, existence ou non de locaux à usage d'activité... Cette étape peut être conduite en paralèlle de la recherche d'un site, voire dans certains cas en fonction d'un site déjà identifié.

Le montage juridique et financier Les différents statuts pour les projets collectifs

Plusieurs statuts sont possibles pour les projets collectifs d'habitat : les cohabitants peuvent se constituer en copropriété, en société civile immobilière (SCI), ou en société civile coopérative de construction (SCCC). Ces différentes solutions ne sont pas toujours bien adaptées notamment en cas de départ et de remplacement d'un propriétaire de l'habitat groupé. Contrairement aux coopératives d'habitants, toutes ces solutions laissent possible une spéculation sur la valeur immobilière des biens construits.

Un programme établi? Se pose alors la question extrêmement délicate des formes juridiques et du montage financier. L'assistance d'un juriste ou notaire est ici incontournable pour mettre à plat les différentes options possibles au regard des objectifs que se donne le groupe, des contraintes et opportunités comparées des différents statuts envisageables. Ne jamais perdre de vue cependant que la forme juridique n'est qu'un moyen, pas une fin en soi. S'agissant des finances, le passage par la case Banque s'impose dans l'écrasante majorité des cas et avec lui l'établissement d'un "business plan" ou modèle économique. Là aussi il est préférable de se faire assister d'un spécialiste. La recherche du site et l'urbanisme S'il est préférable d'avoir déjà envisagé sérieusement la question de la forme juridique et du montage financier avant d'initier la recherche foncière (ne serait-ce que pour pouvoir effectivement et rapidement se saisir d'une opportunité de terrain / immeuble), celle-ci peut être entamée en parallèle du montage juridique et financier. A partir des besoins identifiés et au regard des moyens mobilisables par le groupe, reste à trouver un site propre à accueillir le projet... et à s'assurer que les règles d'urbanisme en vigueur sont compatibles avec le projet. La question des partenariats avec les collectivités territoriales peut se poser ici pour faciliter l'accès au foncier.

La conception On entre dans l'une des phases certainement les plus excitantes d'un projet d'habitat groupé. Il va maintenant s'agir de mettre en adéquation le programme architectural, les moyens financiers et le site retenu et de dresser les plans du futur cohabitat. Avec un architecte... et éventuellement l'assistance d'un bureau d'études pour les questions techniques.

La construction Autoconstruction ou délégation à un maître d'oeuvre, c'est la phase de concrétisation. Ne pas négliger là aussi l'hypothèse d'un accompagnement. Suivre et piloter un chantier de construction et non seulement chronophage mais suppose un minimum de connaissances techniques. Processus de création d'un habitat groupé selon Diana Leafe Christian


A toutes ces étapes va se poser la question de la dynamique collective et de la gestion du groupe. Comment procéder? Comment communiquer? Comment prendre les décisions sans que personne ne se sente lésé? Il est intéressant d'envisager ces questions sous l'angle de l'expérimentation d'un futur "vivre ensemble". Lesquelles? Celles qui correspondront le mieux aux objectifs que se donne le groupe. Il peut-être intéressant pour un future coopérative d'habitat que les membres du groupe (s'ils ne le sont déjà) se familiarisent avec les méthodes de gestion coopérative, etc. Quoiqu'il en soit il ne faut pas négliger la question de l'organisation du groupe et du travail en groupe. Les obstacles sont suffisamment nombreux pour y ajouter le flou sur les modalités de fonctionnement du groupe.



[modifier] Sur la consommation non marchande

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