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Agriculture biologique

Agriculture biologique

Un article de Encyclo-ecolo.com.

agriculture Bio

Sommaire

L'agriculture biologique ; état des lieux

Agriculture biologique : cultiver des plantes sans pesticides ni engrais chimiques contrairement à l’agriculture traditionnelle. L ‘agriculture biologique obéit à des règles de production strictes ( méthodes naturelles ). L'agriculture biologique respecte plus la nature que l'agriculture traditionnelle.


Qu'est ce que l' agriculture biologique

Un produit issu de l' agriculture biologique ne contient pas d’élément chimique de synthèse. c'est un produit naturel comme avant l’apparition de l’agriculture industrielle et de l’industrie agroalimentaire.


Le label agriculture biologique

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  • Le mot « bio » est un label défini par le ministère de l’agriculture français puis par la communauté européenne. Il signifie que les produits que nous mangeons ou utilisons ne contiennent aucun élément chimique de synthèse fabriqué par l’homme. Les produits bio sont cultivés, fabriqués de manière naturelle ; l’intervention de l’homme est une collaboration avec la nature dans la combinaison des éléments de celle-ci ( engrais vert - rotations - plantes compagnes - ennemis naturels des parasites - ... ).

Les chiffres de l'agriculture biologique

L'agriculture biologique a progressé en 2008 atteignant 2,12% de la surface agricole utilisée en France, selon l'Agence Bio.

Les surfaces biologiques ou conservatoires représentent 3300 hectares .

agriculture4.gif Implantation de l'agriculture biologique en 2009 : le Nord de la France est moins développé en agriculture biologique, que le Sud, l’Est et l’Ouest de la France.


  • En 2008, 13.298 exploitations agricoles se sont engagées dans l'agriculture biologique (+11%). Les 4premiers mois de l'année, 1.320 agriculteurs se sont lancés dans l'agriculture biologique malgré la crise économique en Europe.
  • La surface en hectares en conversion vers l'agriculture biologique en 2008 a progressé de 36% (580.000 hectares consacrés à l'agriculture biologique).

Les chiffres de l'agriculture biologique en 2009

  • Selon le bilan annuel de l'Agence Bio, même si l'objectif fixé par le Grenelle qui est de consacrer 6% des terres agricoles au bio d'ici 2012 n'est pas encore atteint, l'agriculture bio continue son ascension en représentant 3,14% des exploitations agricoles fin 2009, et 2,46% de la surface agricole.

Le nombre d'agriculteurs bio a augmenté de 23,7% entre 2008 et 2009, et le premier trimestre de 2010 montre une progression de 30% par rapport à 2009. Actuellement, plus de 19.594 producteurs cultivent en suivant scrupuleusement les normes de l'agriculture biologique.

D'autre part, avec 3 milliards d'euros de chiffre d'affaires, ce qui représente 1,9% du marché alimentaire total, l'agriculture biologique confirme son dynamisme.

Enfin, côté consommation, les achats par le consommateur final ont augmenté de 31% pour les liquides vendus en grande surface et de 16% pour les produits d'épicerie, depuis début 2010. Les grandes surfaces alimentaires vendent 45% des aliments bio, tandis que la part de marché des magasins spécialisés est de 38%.


Agriculture biologique -le saviez-vous ?

  • 71% des restaurants collectifs ont indiqué vouloir introduire le bio dans leur menu de façon certaine d'ici 2012.
  • 44% des Français ont consommé au minimum un produit bio une fois par mois minimum, selon le baromètre de l'Agence Bio
  • Avec un marché de 2,6 milliards d'euros en 2008, le bio ne représente que 1,7% du marché de l'alimentaire.

Certes, les produits issus de l'agriculture biologique ne représentent encore qu'une part infime du marché de l'alimentaire et notamment sur le territoire, mais elle continue de se développer doucement mais sûrement.

>>> En 2008, selon l'Agence Bio, en France, l'agriculture bio s'étendait sur près de 584 000 ha, c'est à dire sur 2,12% de la surface agricole totale seulement.

La France est largement battue en termes de taille des surfaces bio : l'Italie a la palme d'Europe, suivie de l'Espagne (qui exporte l'essentiel de ses produits bio), de l'Allemagne et du Royaume-Uni. La France, quant à elle, est cinquième pour l'importance des terres, mais 21e si l'on considère la part de la production bio dans le total de l'agriculture !

Fruits et légumes bioCependant, alors que l'un des objectifs du Grenelle de l'environnement est de multiplier par 3 les surfaces agricoles bio, ces dernières ont augmenté de 36,4% par rapport à 2007.


En 2006, l’agriculture biologique représentait 31 millions d’hectares dans 120 pays et constituait un marché de 40 milliards de dollars. Le marché français estimé à 1,6 milliard d’euros en croissance de 10% par an depuis 1990. Selon le baromètre 2007 de l’Agence Bio, en 2007 comme en 2006, 4 Français sur 10, 42% exactement, ont consommé un produit bio au moins une fois par mois.

  • Selon ce sondage du CSA, 2 Français sur 3 déclarent qu’ils prévilégient l’achat de produits respectueux de l’environnement ou des principes du développement durable. La plupart des consommateurs achètent des produits BIO parce qu’ils ne nuisent pas à l’environnement et car ils sont sûrs d’obtenir des produits sans pesticides ou produits chimiques ET parce qu’ils sont meilleurs pour leur santé que les produits traditionnels.
    • Le saviez-vous ? Les produits laitiers biologiques contiendraient 6% d'oméga3 de plus que les produits laitiers classiques non bio car ce lait est fourni par des vaches qui broutent de l'herbe naturelle dans les prés.

Les normes définissant le BIO sont un bénéfice pour l’environnementcar elles excluent tout pesticide, fongicide, fertilisant, antibiotique, polymère, etc…La France est le 1er pays européen pour l’utilisation de pesticides avec 78 000 tonnes de produits phytosanitaires répandus dans les champs.

Les produits phytosanitaires, qui sont présents dans 2/3 des produits classiques non bio, ne se retrouvent pas dans les produits bio. Un rapport officiel du Department for Environment, Food and Rural Affairs (DEFRA) britannique confirme que la production de produits biologiques a moins d’impact sur l’environnement que la production conventionnelle moderne qui utilise engrais et pesticides.

L’IFEN, Institut Français de l’Environnement, confirme l’intérêt de l’agriculture bio alors que plus de 96% des rivières et 61% des nappes d’eau souterraines sont contaminées.

Quels sont les avantages environnementaux de l'agriculture biologique ?

  • L'élevage en agriculture biologique utilise moins d'aliments industriels achetés pour les animaux mais plus d'herbes, de luzerne produits naturellement et localement. On estime que du point de vue du bilan carbone, manger la viande nourri à l'herbe de l'exploitation a un impact d'environ 30% inférieur à la viande de l'élevage intensif traditionnel. Donc, si vous n'arrivez pas à ne pas manger moins de viande, manger de la viande "bio". (Effet de serre. La viande de bœuf en accusation)
  • L'agriculture bio émet de 20 à 50% de gaz à effet de serre en moins que l'agriculture intensive moderne : moins de CO2 car moins de carburants du fait d'une moindre motorisation mais surtout moins d'engrais chimiques synthétiques, les engrais azotés.
  • L'agriculture biologique emploie plus de composts comme engrais naturels. Elle utilise moins d'engrais et notamment de protoxyde d'azote (N2O) dont l'impact nocif en tant que gaz à effet de serre et 300 fois plus fort que celui du C02.
  • Au global, dans les exploitations agricoles biologiques qui parviennent à obtenir un bon rendement , l'agriculture biologique a un moindre impact sur l'environnement, favorise moins le réchauffement climatique et utilise plus de ressources recyclables ou recyclées naturelles.

Les ventes de produits bio explosent et dopent les importations

Les ventes de produits bio ont progressé dans les grandes surfaces : 39% en 2008 et de 75% en trois ans. En pourcentage de surface agricole consacrée au biologique, la France est loin des objectifs fixés lors du Grenelle de l'environnement et reste l'un des plus mauvais élèves de l'Europe, loin derrière l'Italie, premier pays bio européen,


l' agriculture biologique peut-elle nourrir la planète ?

par Brian Halweil, traduit de World Watch

  • L'argument qui veut que le rendement de l’agriculture biologique représente 1/3 ou la moitié du rendement de l’agriculture traditionnelle est basé sur des hypothèses biaisées et un manque d’information. Par exemple, la statistique souvent citée selon laquelle une transition vers l’agriculture biologique aux Etats-Unis ne permettrait de produire qu’un quart de la nourriture produite actuellement est basée sur une étude du Département américain de l’agriculture montrant que tout le fumier des Etats-unis ne pourrait couvrir qu’un quart des besoins en engrais du pays - même si l’agriculture biologique ne dépend pas que du fumier.
  • Ces arguments sont contredits par des recherches poussées. Par exemple, une étude récente menée par des scientifiques de l’Institut de recherche pour l’agriculture biologique en Suisse a montré que les fermes biologiques avaient un rendement inférieur de seulement 20% aux fermes conventionnelles sur une période de 21 ans. En passant en revue plus de 200 études menées aux Etats-Unis et en Europe, Per Pinstrup Andersen (professeur à Cornell et gagnant du World Food Prize) et ses collègues sont arrivés à la conclusion que le rendement de l’agriculture biologique arrive environ à 80% du rendement de l’agriculture conventionnelle. Beaucoup d’études montrent une différence encore moins marquée. Analysant les informations de 154 saisons de croissance sur diverses cultures, arrosées par la pluie ou irriguées, Bill Liebhardt, scientifique agricole de l’Université de Californie à Davis, a découvert que la production de maïs biologique atteignait 94% de celle de la production conventionnelle, celle de blé biologique 97% et celle de soja biologique 94%. La production de tomate biologique quant à elle égalait la production conventionnelle.

Plus important encore, dans les pays les plus pauvres où se concentrent les problèmes de famine, la différence de rendement disparaît complètement. Les chercheurs de l’Université d’Essex Jules Pretty et Rachel Hine ont étudié plus de 200 projets agricoles dans les pays en voie de développement et ont découvert que pour l’ensemble de ces projets - ce qui inclut 9 millions de fermes sur près de 30 millions d’hectares - le rendement augmentait en moyenne de 93%. Une étude sur sept ans portant sur 1000 fermiers cultivant 3.200 hectares dans le district de Maikaal, dans le centre de l’Inde, établit que la production moyenne de coton, de blé et de piment était jusqu’à 20% plus élevée dans les fermes biologiques que dans les fermes conventionnelles de la région. Les agriculteurs et les scientifiques agricoles attribuent les rendements plus hauts dans cette région sèche aux cultures de couverture, au compost, au fumier et à d’autres pratiques qui augmentent la matière organique (qui aide à retenir l’eau) dans les sols. Une étude menée au Kenya a démontré que si la production de maïs biologique était moins élevée que la production conventionnelle dans les « zones à fort potentiel » (avec des précipitations au-dessus de la moyenne et une meilleure qualité de sol), dans les régions plus pauvres en ressources, en revanche, la production des agriculteurs biologiques dépassait systématiquement celle des agriculteurs conventionnels. (Dans les deux régions, les agriculteurs biologiques obtiennent des bénéfices nets, un revenu du capital et une rémunération du travail plus élevés).

Contrairement aux critiques qui affirment qu’il s’agit d’un retour à l’agriculture de nos grands-parents ou que la majeure partie de l’agriculture africaine est déjà biologique, que cela ne peut pas fonctionner, l’agriculture biologique est une combinaison sophistiquée de sagesse ancienne et d’innovations écologiques modernes qui permettent d’aider à maîtriser les effets générateurs de rendement des cycles nutritifs, les insectes bénéfiques et la synergie des cultures. Elle dépend énormément de la technologie - et pas seulement de la technologie issue des usines chimiques.

Des fermes biologiques à haut contenu énergétique

Nous pourrions donc nous passer des usines chimiques ? Inspiré par une mission de terrain dans la ferme biologique d’un agriculteur de la région qui affirmait avoir récolté la quantité incroyable de 26 tonnes de légumes sur six dixièmes d’hectares dans une période végétative relativement courte, une équipe de scientifiques de l’université du Michigan a essayé d’estimer la quantité de nourriture qui pourrait être récoltée après une transition mondiale vers l’agriculture biologique. L’équipe a passé au peigne fin toutes les études comparant le rendement des fermes biologiques et celui des fermes conventionnelles.

En se basant sur 293 exemples, elle a établi un ensemble de données globales sur le taux de rendement des cultures mondiales les plus importantes dans les pays développés et les pays en voie de développement. Comme prévu, le rendement de l’agriculture biologique s’est révélé inférieur à celui de l’agriculture conventionnelle pour la majorité des catégories de cultures dans les pays riches, alors que les études menées dans les pays en voie de développement ont montré que l’agriculture biologique améliorait le rendement. Les scientifiques ont ensuite lancé deux modèles. Le premier conservateur, dans le sens où il appliquait le taux de rendement des pays développés à la planète entière, autrement dit, selon ce modèle, toutes les fermes, où qu’elles soient, obtiendrait uniquement les rendements les plus faibles des pays développés. Le second appliquait le taux de rendement des pays développés aux pays riches et leur propre taux de rendement aux pays en voie de développement.



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[ Agriculture raisonnée ] [ AMAP ] [ Agrosystème ] [ Biodynamie ] [ Pesticides bio ]

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